Home / Les cocus / Les grands cocus de l’Histoire : Un récit raconté par Pierre Lunel

Les grands cocus de l’Histoire : Un récit raconté par Pierre Lunel

Le rôle du cocu n’est pas toujours imparti à la personne lambda, pauvre mari sans défense obligé d’accepter son sort ou bien de demander le divorce. Certains grands Hommes, à la renommée retentissant encore dans nos livres d’Histoire à ce jour, furent trompés par leur épouse.

C’est Pierre Lunel, universitaire et écrivain, qui nous le dévoile dans son ouvrage Cocus, même les grands hommes peuvent l’être. Il nous parle également des punitions subies par les acteurs et actrices du cocufiage au sein de différentes cultures.

Les grands cocus de l’Histoire : Un récit raconté par Pierre Lunel

Cocus : Le récit des rois des cocufiés

Présente dans la mythologie, l’allégorie du cocu n’est pas qu’une simple représentation mythologique qui ne concernerait que les personnages légendaires de l’Iliade ou de l’Odyssée. Le cocufiage possède une histoire, qui a notamment été mise en scène par les grands Hommes du dernier millénaire. De Henry IV à Napoléon, de Victor Hugo à Voltaire, certains de nos plus illustres aïeux connurent les déboires du cocu.

Il faut dire qu’à leur époque respective le mariage n’était pas forcément synonyme d’amour. Stratégique et généralement contrainte, l’union entre les grands de notre monde a été souvent bafouée par les relents amoureux et passionnels éprouvés par les dames malheureuses de leur sort conjugal.

C’est ainsi que le cocufiage était un moyen de se libérer des chaînes du mariage forcé ; une sorte de libertinage si on veut. Mais ces femmes de grand homme ne furent pas forcément punies, contrairement à certaines trompeuses qui officiaient ou officient toujours dans des sociétés plus strictes.

Cocufiage et punition : De l’histoire antique à nos jours

Ce qui est intéressant, et parfois même scandalisant, dans l’histoire du cocufiage, c’est de constater les différences quant à la punition de l’adultère selon les cultures. Pierre Lunel nous rappelle que les femmes adultères ne furent pas les seules à endurer les supplices inhérents à cet acte de haute trahison conjugale. En effet, quand le cocu fut moqué et méprisé, l’amant fit l’objet de réprimandes, parfois sévères.

Dans la grande Athènes du IVème siècle Av-JC., les amants des dames qui se laissèrent aller à la tromperie furent « sodomisés avec un pal ou un radis noir », ce qui ne les encourageait pas forcément à recommencer. Quelque temps plus tard, les Romains décidèrent qu’il était nécessaire de punir la femme adultère. Pour lui ôter l’envie de récidiver, l’épouse était livrée à des esclaves dotés de membres énormes. Pas sûr cependant que toutes s’en plaignaient…

Dans d’autres cultures, les sanctions furent même des fois plus violentes encore. Les Danois prirent l’habitude, pendant un temps, de punir les épouses volatiles en leur amputant le nez et les oreilles. Quand les Hébreux n’hésitaient à couper la main, les Turcs s’en prenaient au vagin. Et chez d’autres, le cocufiage signa ou signe encore l’arrêt de mort des deux amants.

Aujourd’hui en France, le cocufiage est parfois une affaire d’Etat et ne semble pas concerner que les pauvres maris sans dents, puisque dans certains couples présidentiels, c’est le mari qui aime bien faire des tours de scooter pour aller voir si le gazon est moins touffu ailleurs.